rafting Lunahuana

Lunahuana: soleil, aventure et détente!

Lunahuana pour s’évader un weekend

La découverte le week end dernier d’un lieu sympa et méconnu de la quasi totalité des touristes étrangers m’a donné envie de rédiger un article pour vous inviter à le découvrir.
Parlons donc de la petite ville de Lunahuana qui offre toute l’année soleil, détente et sensations fortes! Un article écrit en particulier pour les français qui habitent à Lima mais aussi pour tous les voyageurs curieux qui veulent découvrir au Pérou et aux portes de Lima une destination qui vaut le détour.

Vue d'un hôtel de Lunahuana

Vue d’un hôtel de Lunahuana

Pourquoi s’échapper un moment de Lima entre juin et septembre?

A Lima les saisons sont inversées avec la France: il fait beau et chaud de novembre/décembre à mars/avril, le reste du temps  la température est modérée mais avec un climat humide, surtout en juillet/août et en particulier dans les arrondissements (distritos) qui sont proches de l’océan comme Callao ou Miraflores.

Si comme moi vous habitez à Lima vous allez vite faire un constat: l’hiver la capitale péruvienne n’est pas une ville vraiment agréable, on l’appelle d’ailleurs « Lima la grise ». Ici ce n’est pas le froid mais l’humidité qui est difficile à supporter, surtout pour les nouveaux arrivants. Résultat même avec 16° on a froid, on prend facilement des rhumes, la grippe… car nos défenses imunitaires ne sont pas habituées à ce climat.
Sincèrement dans ces moments là on a parfois envie de changer d’environnement et ce qui a de pratique au Pérou c’est qu’à 100-200 kms de Lima le climat peut être très différent! l’exemple de Lunahuana en est la preuve.

Où se situe Lunahuana et comment s’y rendre?

Dans la province de Cañete, à  environ 187 km (depuis le centre) au sud de Lima dans la vallée de Lunahuana. Une distance assez courte mais il faut compter environ 3h30 pour s’y rendre (oubliez les 2h22 de mappy!) En effet  si la partie du voyage sur la panaméricaine est rapide il n’en est pas de même pour la suite du voyage à cause des gros travaux en cours entre Cañete et Lunahuana (fin prévue fin 2015 je crois).

Lors de votre trajet vous allez pouvoir admirer l’océan et passer à côté de nombreuses plages  mais qui ne bénéficient pas du climat ensoleillé tout l’année (San Bartolo, Asia, Cerro Azul…), donc inutile de vous y rendre en dehors de novembre-avril.
Si vous conduisez au Pérou soyez très prudent, même sur la panaméricaine. Si vous débarquez d’Europe et ne connaissez pas les piétons qui traversent la voie express, les dépassements par la droite et autres bus lancés à 130 kms/h il va falloir vous habituer… ou au moins vous adapter!

maps Lima Lunahuana

trajet Lima Lunahuana

 Et en bus?

Si vous voulez y aller en bus et vous éviter le stress de la conduite, Il faut dans un premier temps se rendre à Cañete, vous n’avez que l’embarras du choix pour les compagnies: Perubus, Soyuz… comptez environ 15 soles pour le voyage, le double si c’est férié. Une fois à Cañete demandez à un taxi ou un combi (petit bus qu’on trouve partout) qui indique Lunahuana de vous y amener, il y en a beaucoup.

 

Se loger?

Il y a plusieurs hotels à Lunahuana un peu en dehors de la ville, j’ai eu l’occasion de tester « Embassy » qui est agréable: 2 piscines, 2 grands parcs parfaits pour les enfants, cuisine de l’hôtel plutôt bonne…
La chambre matrimoniale (un grand lit) sur jardin (plutôt petite) est à 130 soles (35€) mais si vous voulez vous faire plaisir pour à peu près le double vous pouvez avoir une grande chambre avec 2 lits et une terasse qui donne sur le fleuve. Attention cependant pour les week ends prolongés les tarifs explosent et ce quelque soit l’hôtel.
Sinon vous avez  par exemple La Confianza à quelques minutes de la plaza de armas de Lunahuana et qui proposent de jolis bungalow. Pour trouver d’autres logements rendez vous par exemple ici.

Tourisme de sensations fortes

La principale activité de Lunahuana est le « Canotaje »c’est à dire le rafting. Je vous conseille d’aller négocier directement au centre-ville car si vous passez par l’hôtel vous allez payer plus cher. Un prix entre 25 et 30 soles (moins de 10€) par personne est normal et vous aller pouvoir profiter d’une descente d’environ 50 minutes.
Les autres activités populaires sont l’escalade, le vtt, la pêche ou encore le quad.

rafting Lunahuana

rafting à Lunahuana

 

Le centre ville / plaza de armas

Il est intéressant d’aller y faire un tour, la place d’armes est jolie avec sa fontaine et son église classée monument historique (construite par les Franciscains en 1690). A Lunahuana de nombreux évènements sont organisés toute l’année: concerts, festivals…
Le centre est un endroit animé et agréable pour se promener et goûter (avec modération!) les différents vins et pisco produits dans la région. Bon ne vous attendez pas à des miracles et ne cherchez pas à comparer avec nos grands vins de France. Par contre en revanche niveau cuisine vous allez vous régaler, comme souvent au Pérou d’ailleurs!

Eglise de Lunahuana

Eglise de Lunahuana

 

Voilà, j’espère que cet article vous a donné envie de vous rendre à Lunahuana, et sur le chemin du route vers Lima n’hésitez pas à vous arrêter au niveau de Cañete pour déguster un chancho al palo (porc)! Vous aurez bien le temps de repasser au Ceviche en rentrant à Lima 🙂

chancho al palo

chancho al palo

 

 

Croissance du Pérou

Croissance au Pérou: réelle ou surchauffe?

La croissance au Pérou

Au niveau économique on peut un peu comparer la croissance au Pérou à celle de la France dans les années 60 mais en plus puissant. Le pays et surtout Lima est en ébullition, les programmes immobiliers neufs sont partout, les péruviens achètent frénétiquement et n’ont pas peur du crédit, on voit apparaître une vraie classe moyenne et logiquement suivent  de nombreuses franchises internationales sous forme d’immenses centres commerciaux et grandes entreprises… bref un Pérou porté par une croissance depuis plusieurs années et une capitale qui change à une vitesse fantastique. Voir les chiffres de l’économie péruvienne.

Perou-croissance

La croissance au Pérou

Des inégalités fortes qui subsistent…

La croissance ne profite pas à tout le monde même si l’extrême pauvreté à tendance à diminuer. En tant que français on considère qu’une personne vivant au RSA est pauvre, la définition est tout autre au Pérou. Il est essentiel de comprendre qu’au Pérou l’Etat providence n’existe pas. En gros en tant que péruvien pauvre vous jouez votre survie au quotidien et franchement à part le programme « vaso de leche » (verre de lait) qui aide à nourrir les enfants gravement sous-alimentés je ne vois pas ce que fait l’Etat. Au premier abord j’ai eu un certain malaise face à cette pauvreté très visible souvent composée d’enfants, mais aussi un grand respect car les péruviens dans le besoin préfèrent s’improviser commerçants informels ou musiciens dans les bus plutôt que de mendier « sans contrepartie » comme on le voit souvent en France.

croissance au pérou

Enfant vendeur à la sauvette

Toujours est-il qu’il existe un fossé énorme entre les péruviens pauvres souvent venus de province et cette classe bourgeoise (pitucos) souvent descendante d’Européens. Le racisme est plus présent et plus « toléré » qu’en France et surtout ici l’argent est roi.

 

… mais une entraide qui évite le pire

La vraie pauvreté existe donc mais malgré tout le sourire est de mise, chaque péruvien ou presque souhaite vraiment réussir à son échelle et le moins qu’on puisse dire est que les péruviens sont créatifs et travailleurs. Également les familles sont très soudées et les péruviens s’entraident, se serrent les coudes, je pense qu’on peut sans hésiter expliquer cela par la foi chrétienne qui est d’ailleurs une vraie religion d’État. Évidemment comme partout on trouve des personnes dont l’unique but est la survie, sans autre ambition que de pouvoir se payer un 6 pack de cervezas mais globalement les péruviens sont des gens déterminés qui veulent avancer.

Une classe moyenne qui se développe et une classe aisée qui a le pouvoir

croissance pour une minorité

une discothèque VIP à Lima

Il existe effectivement une  classe aisée composée de personne très riches au Pérou mais tous ne sont pas des rentiers vivants dans les quartiers ultra sécurisées. La croissance incroyable a aussi offert l’accès à la richesse à un grand nombre de personnes parties de 0, qui vivaient et  continuent de vivre dans les « conos », en particulier le Cono Norte.
Il est intéressant de voir qu’il existe là bas un grand potentiel d’achat qui commence juste à être comblé par la construction de centres commerciaux, cinémas et espaces de loisirs. En effet malgré les progrès technologiques comme le métropolitano traverser Lima prend un temps fou, rendant difficile à l’accès aux loisirs et aux bons restaurants aux habitants des conos. On m’a aussi expliqué qu’un grand nombre de ces nouveaux riches sont revenus dans les Conos après des problèmes d’adaptations dans des quartiers résidentiels car clairement entre le calme de San Isidro et l’ambiance festive des Conos la vie n’est pas la même.

 

Bémol sur le boom actuel

Sur la création d’entreprise

Malgré tous les bons indicateurs et sans vouloir faire preuve d’un pessimisme typique du français je pense qu’il faut vraiment se poser des questions avant de créer un business au Pérou.
Certes créer un business au Pérou coûte moins cher qu’en France, les impôts sont beaucoup moins élevés et les opportunités fabuleuses mais il ne suffit pas (plus?) de créer n’importe quoi pour réussir.
La nouvelle génération de péruviens est qualifiée et formée aux techniques commerciales et marketing occidentales. Pour l’instant on garde une petite longueur d’avance mais il ne faut pas sous-estimer les péruviens et encore moins ne pas tenir compte des spécificités locales car non un consommateur péruvien n’est pas un consommateur français ou américain. Il est également essentiel de savoir s’entourer de personnes de confiance car les arnaques (et la corruption) sont fréquentes.

Sur l’immobilier

Ah l’immobilier! lors de mon premier voyage en 2006 et j’étais stupéfait par le prix des biens immobiliers. De mémoire pour 40000 dollars (un peu moins de 30000 euros) on pouvait acheter un 2 beau pièces dans un quartier correct comme Jesus Maria… malheureusement les prix ont facilement doublés ou triplés (en partie aussi car l’euro était à son point culminant à cette époque), depuis et clairement aujourd’hui si on veut investir dans la pierre il faut choisir avec pragmatisme. Plusieurs péruviens m’ont parlé de bulles immobilières se formant dans de nombreux quartiers… et on assiste d’ailleurs à une petite baisse dans plusieurs quartiers ces dernières années.

Enfin pour terminer le taux de change a une importance capitale pour un acheteur européen, les achats immobiliers se font presque exclusivement en dollars et de toutes façons le sol a tendance à suivre le cours du dollar. Donc effectivement les européens ayant des capitaux en euros qui ont acheté en juillet 2008 avec un euro à 1,6 dollar sont clairement avantagés par rapport à ceux qui ont acheté en 2000 avec un taux inférieur à 0,9 dollar…

Envie d’en savoir plus sur l’immobilier au Pérou? c’est ici.